Les derniers jours de la Rencontre jubilaire à Quito furent très intenses et chargés d’émotion.

À ceux d’entre nous qui participaient depuis le début se sont joints les jeunes, venus surtout du Brésil, du Chili et bien sûr d’Équateur, tant de Quito que de Bahia de Caráquez. Et la Rencontre est devenue encore plus belle et joyeuse ! Ce sont d’ailleurs les jeunes qui ont animé l’extraordinaire Veillée de prière dans la nuit du 12 mars, en prélude à la célébration de l’anniversaire de la naissance du Père Dehon.

Nous avons poursuivi notre parcours à travers l’histoire et la spiritualité qui nous animent, ce qui nous a apporté une énergie renouvelée pour vivre le présent et nous projeter avec espérance vers l’avenir.

Les 13 et 14 mars de cette année de grâce furent tout simplement fantastiques et, j’en suis convaincu, resteront à jamais gravés dans la mémoire et le cœur de ceux qui les ont vécus ici. Le vendredi 13 fut marqué par la visite de l’endroit magique de la Mitad del Mundo, où la latitude est de 00º00’00’’, là où le monde se divise entre Nord et Sud et où, d’un simple geste, on peut poser un pied dans chaque hémisphère… ou s’amuser à marcher sur la ligne de l’Équateur en essayant de rester droit. Fantastique !

Mais c’est l’après-midi qui fut véritablement fabuleuse, car nous sommes passés devant l’imposante statue de la Virgen de El Panecillo, patronne de la ville de Quito, d’où nous avons pu admirer une vue panoramique extraordinaire sur toute la ville. De là, nous sommes partis vivre l’un des moments les plus intenses et émouvants : le pèlerinage à travers les rues, avenues et parcs de Quito, de la Basilique du Vœu National jusqu’à la petite église El Belén. Pourquoi tant d’émotion ? Parce que nous refaisions et revivions ainsi les pas de nos premiers missionnaires ici en Équateur ! C’était un retour à Bethléem, là où tout a commencé : la Bethléem où Jésus est né, la Belén où l’histoire missionnaire de notre Congrégation a commencé. Pendant que nous parcourions ce bref trajet en priant et chantant, dans le sens inverse marchaient des manifestants, travailleurs réclamant de meilleures conditions de vie, nous rappelant les causes justes que le Père Dehon défendait aux côtés des ouvriers de son époque. Le pèlerinage s’est achevé dans la petite église, par un temps d’Adoration très émouvant.

Le 14 mars, tout le monde le sait, était le jour de célébrer le 183e anniversaire de la naissance du Père Dehon et journée de prière pour les vocations Dehoniennes. Y aurait-il plus bel endroit pour célébrer que la Basilique du Vœu National, qui rappelle la Consécration de l’Équateur au Cœur de Jésus ? C’est donc là que nous avons célébré la messe de clôture de notre Rencontre, présidée par le Supérieur général, le P. Carlos Luis Suárez Codorniú. Nous y avons participé, tous ceux qui étions à la Rencontre, ainsi qu’un nombre significatif de laïcs de Quito, désireux de se joindre à nous pour cette célébration jubilaire. Mais nous avions le sentiment de ne pas être seuls à vivre avec intensité et émotion ce moment : étaient également présents avec nous tous ceux qui nous suivaient sur les réseaux sociaux et toute la Famille Dehonienne, comme en témoignait symboliquement la procession d’entrée où défilaient les drapeaux de tous les pays où notre Congrégation est présente. À la fin de la célébration, le Message final, préparé par un petit groupe dont je faisais partie, a été lu et adressé à toute la Famille Dehonienne ; l’envoi missionnaire a également été effectué, symboliquement présidé par le P. Humberto Hidalgo, premier fruit de la mission équatorienne, aujourd’hui en mission en Colombie. Quelle belle fête !

La Rencontre s’est achevée par un repas festif servi dans l’un des salons de la Basilique. Puis la dispersion a commencé : certains sont restés quelque temps à Quito, d’autres sont immédiatement repartis vers leurs lieux de mission, et d’autres – c’est mon cas – ont pris la route de Bahia de Caráquez – j’ai ainsi effectué un voyage de plus de sept heures à travers la cordillère des Andes et ses environs, pour rejoindre les Communautés où, en 2012, j’ai travaillé sur des projets de microcrédit. Nostalgie !

Nous sommes partis de Quito avec un sentiment qui nous unit tous : cela en valait la peine ! Merci à tous ceux qui, avec tant de fraternité et de cordialité, nous ont reçus et continuent de nous accueillir, nous faisant sentir chez nous à des milliers de kilomètres de notre lieu de vie habituel. Adveniat Regnum Tuum !

P. José Agostinho Sousa, scj

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