Jean le Baptiste nous dit aujourd’hui que cet homme qui se tient devant lui est l’agneau de Dieu, le Fils de Dieu. Si nous nous ouvrons à nos plus profonds désirs alors nous voudrions être comblés de bonheur. Voudrions être tout puissants et que tout se passe selon notre volonté, que nous vivions en une sécurité totale, protégés de toute maladie, accident et surtout de la mort. Et maintenant Jean le Baptiste nous dit que le Fils de Dieu, qui est comblé de toutes ses choses, abandonne cette perfection pour venir dans notre monde vivre en agneau de Dieu. Il est le serviteur de Dieu dont parlait le prophète Isaïe, qui apporte la lumière au peuple Israël et à tous les hommes en leur disant et en leur montrant que Dieu aime tous les hommes. Jésus est l’agneau, un animal doux, humble qui se laisse conduire à l’abattoir, comme le dit le psaume, c’est juste le contraire du lion qui domine et écrase. Par sa manière d’être Jésus nous montre que l’important ce n’est pas de dominer les autres, mais de les servir. Il ne faut pas être dur comme un diamant, mais fragile pour pouvoir rencontrer les autres en vérité.

Dieu en devenant humain et fragile lui-même, nous dit que cela vaut la peine d‘être humain et fragile. Il nous accepte dans cette fragilité et en tant qu’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, il nous enlève nos péchés, nos boulets que nous traînons avec nous, pour nous en libérer. En entrant dans le monde, Dieu nous fait participer à sa divinité, et ainsi nous devenons des saints comme saint Paul l’écrit aux Corinthiens. Ces Corinthiens n’étaient pas des anges, loin de là, ils se sont comportés parfois comme des cochons, et cependant ils sont appelés saints par Paul. Cette sainteté vient de Jésus-Christ, de l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. C’est pourquoi je suis fier d’appartenir à l’Église de Jésus-Christ, même s’il y a de grands pécheurs dans cette Église. Celui qui dit : je ne veux plus appartenir à l’Église parce qu’il y a des prêtres abuseurs, celui-là se considère comme un parfait qu’en réalité il n’est pas, il se met au-dessus du commun des mortels, il n’accepte pas sa réalité d’être humain et fragile, et quelque part il est forcé de juger les autres pour ne pas voir ses propres faiblesses, qu’il se sent incapable d’assumer. Jésus en entrant dans le monde a accepté librement nos fragilités, et en enlevant nos péchés, il nous libère de l’illusion d’être parfaits et il nous permet de vivre humbles et heureux parce qu’il nous donne la main alors que nous sommes des êtres fragiles et pécheurs, et ainsi nous pouvons dans nos fragilités nous donner la main et cheminer ensemble.

En priant le credo, confions-nous à ce Dieu qui donne à nous pécheurs sa sainteté et qui chemine avec nous sur nos chemins.

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